De nouveau en mode maman solo. Mode robot.
Café avalé la course peut commencer. Réveiller les deux pious, les déposer dans le salon, préparer le biberon. Prendre ma douche. Proposer du pain, des biscuits, du jambon. M’habiller. Les habiller. Poupette en premier, sinon c’est la crise. Oui Poupette oublie systématiquement comme s’habiller quand je suis seule avec les deux. Refuser 15 fois qu’elle allume la télévision. Premières larmes. Changer la couche, habiller Bibou. Jouer au Gentil Organisateur pour éviter d’autre larme. Finir de me préparer. Regard rivé sur l’horloge, ne pas être en retard à l’école. Chaussures, gilets. Ascenseur. Chanter gaiment dans la rue pour faire oublier que le gilet de Poupette gêne. Pour faire oublier à Bibou son envie de marcher dans la rue.
Rentrer à l’appartement, ranger un peu, laver, plier, ranger le linge. Ne pas passer par la case repassage. Pester contre les travaux.
Déjà 15h45 préparer le sac du goûter. Récupérer les pious. Autres larmes de Poupette, la fin de l’année est rude. Aller à la crèche. Aller au parc. Le goûter ne plait pas. Autres larmes. Jouer avec eux. Les surveiller s’ils jouent avec des copains. Surveiller l’heure. Dans 15 minutes on rentre. Dans 10. Dans 5.
18h. On rentre. Qui appuie sur la bouton de l’ascenseur? Ah oui c’était Bibou hier, donc c’est Poupette aujourd’hui. Faire rentrer Poupette, la poussette, le bras qui tient le sac de courses en l’air. Déchausser. Laver les mains. Non on allume toujours pas la télévision. Après le bain. Mettre l’eau à bouillir, pas trop fort, pour éviter que l’eau ne déborde. Déshabiller les pious. Les mettre au bain. Les séparer. Confisquer les jouets de la dispute. Hurlements. Savonner, rincer, sécher. Merde les pâtes. Mettre la table. Les faire manger. Ramasser tout ce que Bibou fait voler de sa chaise haute. Me dire que je ne ferais plus le ménage. Larmes, cris, disputes. Je crie je râle. Ils se sont donner le mot pour me gonfler. Au lit les pious! Re les cris de Bibou. Jamais bien longtemps, mais ça suffit à le faire vomir. Essuyer, enlever les draps souillés. Arrêter leur énième dispute de la journée. Non on ne joue pas au ballon dans l’appartement. Non n’ouvre pas le placard. Au lit bis. C’est la bonne. Réveils nocturne. Même si Bibou se rendort seul je suis réveillée aussi. J’en ai assez.
Gérard manque beaucoup à Poupette, elle me le fait bien payer. Elle répond, n’en fait qu’à sa tête. Tout est prétexte à discussion. Elle boude, pleure, répond. Lui faire comprendre que je n’ai que deux mains. Devoir tout gérer. Ne pas flancher.
Rassurer les gens qui me demandent si Gérard n’est pas trop fatigué. Mais fatigué de quoi exactement? Ah oui son déplacement. Ben là maintenant tout de suite j’aimerai être à sa place. Même avec les heures d’avion. Je veux bien les doubler les heures d’avion.
Gérard va rentrer en héros. Et moi je serais coincée dans le rôle de la méchante. Du chefaillon très con qui passe son temps à dire « non » « attend » « arrête »
Tout ce que je déteste être. Me demander quelle image garderont ils de moi. Une mère qui râle qui pète un câble.