Au revoir Président

Une des grandes leçons de vie que Mydad nous a délivré c’est le respect. Le respect des autres, le respect de soi. Surtout.

Il m’a dit une fois « Respecte ceux qui te respectent, sinon tu leur mets une carotte ». Sur le moment je n’ai absolument pas compris d’où venait cette carotte et où il fallait la mettre. Ce n’est que des années plus tard que ça a fait tilt. Pauvre carotte.

Hier j’aurai dû reprendre le chemin du bureau mais j’ai décidé le jour de mon départ en vacances que s’en était assez, que je n’avais que trop donné au bureau et qu’on m’avait suffisamment prise pour une conne.

La rentrée de septembre s’est faire en demie-teinte. Certes je conservais mon poste, j’obtenais mon changement de catégorie. Mais de nouveau j’étais seule pour un service qui devrait comporter au moins trois personnes et mon changement de catégorie parce que contractuelle de la fonction publique ne m’accordait aucune augmentation.

J’ai demandé un entretien, j’ai expliqué que faire le boulot de trois personnes, plus toutes les tâches qui incombent à mon poste, plus toutes les nouvelles choses à faire, parce que tu comprends on ne peut pas faire évoluer les gens sans les surcharger davantage de boulot, payé à 1435€ c’était pas possible. Oui c’était un poste à temps plein. Non, ce n’était pas un stage.

Depuis septembre j’ai patienté. J’ai attendu que l’offre de poste pour travailler dans mons ervice soit enfin publiée, j’ai attendu de l’aide. J’ai été surchargé de travail. J’ai récupéré le travail d’autres services adeptes du poil dans la main. J’ai pleuré en cachette derrière mon écran. J’ai forcé, tiré sur la corde, j’ai fini par craqué et étais mise en arrêt durant une semaine. J’ai essayé de prendre sur moi, de prendre du recul, mais bon le boulot n’allait pas se faire seul.

Vacances de la Toussaint j’ai eu ma réponse pour mon augmentation. Dans sa grande générosité mon employeur m’a accordé une augmentation de 4€ net par mois. J’ai répondu avec un calme olympien que c’était du foutage de gueule, et j’ai fait mon carton. J’ai débranché ma bouilloire, repris mon thé et mon café, j’ai envoyé un mail et je suis partie.

J’ai osé! Je me sens fière de moi, avoir eu la force de dire stop. Stop au foutage de gueule, stop à la dépression qui pointait sournoisement le bout de son nez.

J’ignore encore de quoi sera fait demain. En attendant j’envoie de nouveaux C.V, et les pioux me commandent des gâteaux pour leur goûter.

3 comments for “Au revoir Président

  1. 6 novembre, 2018 at 10 h 33 min

    Je t’envoie plein de bonnes ondes !
    Bises

  2. Mme Statler
    6 novembre, 2018 at 15 h 01 min

    Merci Béa <3

  3. Ally Woozle
    21 novembre, 2018 at 15 h 33 min

    Je lis seulement ce post… Bravo à toi ! Si la dépression pointait le bout de son nez, c’est que ce n’était pas un job pour toi et surtout, ils ne te méritaient pas. Maintenant que tu as mis tes deux pieds dans le monde du travail, c’est bon, la machine est bien huilée, tu trouveras mieux. Des bises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.