La parentalité positive

Je suis une râleuse.

Une vraie de vraie. Tout ou presque me fait râler, souffler, pester : le tube de dentifrice que je n’arrive pas à refermer, l’automobiliste qui ne me laisse pas passer, Gérard qui rentre avec ses chaussures crottées.

Je m’énerve souvent toute seule pour un oui ou pour un non. Je perds patience souvent très vite. La queue à la caisse du supermarché, est une épreuve digne de Kho Lanta pour moi. C’est dire…

J’ai lu un article il y a peu de temps qui affirmait que les râleurs vivaient plus longtemps. A ce rythme je vais vivre bicentenaire. Encore faudrait-il que j’arrête de fumer une bonne fois pour toute.

Pourtant avec mes pioux je fais preuve de beaucoup de patience. J’arrive à prendre sur moi longtemps, longtemps. Certes il m’arrive de péter les plombs de temps en temps. Le matin quand Poupette s’aperçoit qu’elle a encore perdu sa veste, le soir quand passé 23h00 ils ne dorment toujours pas, par exemple. Et à chaque fois je me sens mal d’avoir réagi avec violence, d’avoir fait peur à mes enfants.

Parce que se ne sont que des enfants…

J’adopte la parentalité positive et bienveillante. Mes scènes hystérico-débiles se font de plus en plus rare. Et ça fonctionne, sans pour autant entretenir mon ulcère.

Il y a bien le point « s’occuper de soi » qui pose problème, mais je vais bientôt m’en occuper.

Sans le savoir je pratiquais déjà la parentalité positive. Me mettre à leur hauteur pour parler, m’excuser sincèrement quand j’avais trop crié, leur dire merci et s’il te plaît, pour qu’ils le disent à leur tour.

Les accompagner quand ils sont en crise. Mettre des mots sur leur émotion.

Dernièrement Bibou s’est énervé, et s’est mis à pleuré parce que je n’étais disponible immédiatement, je faisais réciter une poésie à Poupette, je lui ai demandé de patienter. Quel gros mot!

Je l’ai pris dans mes bras, lui ai dit que j’étais d’accord avec lui que de devoir attendre sa maman quand on a 4 ans c’était frustrant, pas drôle, que c’était toujours trop long de toute façon.

Cela a fonctionné. Il s’est calmé peu à peu. J’étais contente de l’avoir aidé.

Bibou était content aussi. J’étais avec lui, il ne s’est pas retrouvé seul face à son chagrin.

Ce week-end alors que j’essayais vainement de terminer mon livre en lui demandant d’attendre (encore décidément) il m’a répondu :

 » Tu sais Maman à 4 ans, on ne sais pas attendre! Alors je vais pleurer, et je vais être frustrer. Alors viens tout de suite »

La parentalité positive vue par Bibou. Ou comment mon fils me prend pour un jambon…

5 comments for “La parentalité positive

  1. Lou Rock
    23 juin, 2015 at 10 h 04 min

    Il est vraiment vraiment trop fort Bibou ! MERCI pour les petits rappels sur la parentalité positive, ça fait toujours du bien.

  2. 23 juin, 2015 at 10 h 05 min

    Je ne suis pas très patiente non plus … et je me suis choquée plus d’une fois de mes réactions envers mon lutin 🙁
    Nous ne sommes pas des machines, c’est un vrai travail sur soi pour se canaliser.
    Ton fils a tout compris, j’adore ! 🙂

  3. 23 juin, 2015 at 21 h 02 min

    Mais c’est toi Monique Slater que je vois sur fb !!! Je débarque moi :(( bon ben vaut mieux tard que jamais hein !! Je tente aussi de faire au plus mieux pour les accompagner au plus mieux et je suis pas un modèle de patience non plus.. la réplique de ton fils est terrible !!

  4. Mme Statler
    23 juin, 2015 at 21 h 11 min

    Oui c’est moi ;-D
    Je prends note de toutes ses répliques… Il y en a des salées

  5. 24 juin, 2015 at 5 h 26 min

    Je note aussi tous leurs  » jolis mots  » j’adore !!

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