Les jolies colonies de vacances

Tu te souviens de la chanson de Pierre Perret « les jolies colonies de vacances »? Je pensais que les pioux allaient chanter ça en rentrant de leur première colonie cette année. Au lieu de cela ils sont devenus quasi incollables sur la discographie de Maître Gimms et compagnie, enfin surtout Bibou. Mes oreilles saignent.

Tout a commencé fin avril devant une affiche du périscolaire qui lançait la campagne d’inscription pour la colonie. Une semaine plus tard ils étaient inscrits. Enfin presque, on était super pris par nos boulots et on a bien failli louper la date limite. Heureusement que la secrétaire nous connait bien. Même pas honte.

Leur première colonie. Leurs premières vacances sans nous, et pas chez Mymum. C’est pas rien cinq jours tout seul. C’est énorme. Pas moins.

On a couru à la piscine faire leur certificat de « j’ai pas peur de l’eau ». La personne à l’accueil a bien compris de quoi je parlais. On a couru deux fois à la piscine, parce que j’avais oublié les passeports des pioux. Ô joie des cerveaux saturés. Charge mentale. Allégorie.

On a acheté des valises, les deux trois bricoles manquantes, et les avons rempli scrupuleusement avec la liste. On a pas étiqueté les vêtements. Bibou a perdu son k-way à la plage, et a failli perdre également ses baskets le jour du retour.

Le jour du départ, je n’ai pas pleuré. De toute façon ils m’ont menacé dans la voiture. « Si tu pleures on monte directement dans le car ». Ingrats!! Et puis, à mesure où le parking se remplissait, l’heure arrivait, les câlins et les bisous – même devant les autres – se sont fait plus présents.

Les boules, les glandes et les crottes de nez qui pendent. Je n’en menais pas large.

Le car a démarré, et les parents sont partis travailler.

Je surveillais de près les photos postées par les monos. Au bout de la troisième j’ai voulu aller récupérer mon Bibou – il avait l’air si seul.

Le coup au bide et au coeur à chaque nouvelles photos. Mes collègues m’ont rassuré, Gérard aussi, mais non je sentais que c’était pas tout à fait les vacances de rêves qu’on lui avait vendu.

On a passé la semaine comme deux vieux. Vision assez moches de notre future retraite. J’exagère à peine.

On a reçu leur première carte postale. Séquence émotion.

Enfin! Enfin ils sont rentrés. Tout doré, tout grand. Poupette heureuse, Bibou pas mal même si oui il n’y avait pas de copain de son âge, et qu’il s’est senti un peu seul quelquefois… Mon bébé. Mon tout petit, petit à moi.

Dans 15 jours, grâce au nouveau job de Gégé, on remet ça et pour dix jours cette fois… Je te raconte pas comme je me sens mal.

Gérard se moque gentiment, et je l’engueule du coup.

Vivement déjà leur retour.

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