Nomophobie

Septembre 1996. Je devenais étudiante, j’entrais à l’IUT.

Un nouveau Monde s’ouvrait à moi les heures de cours à n’en plus finir, les cirrhoses du jeudi soir, les sandwichs au thon du RU, les partiels – contrôles c’est pour les bébés d’abord!, les baccalauréats géants en amphi… J’ai obtenu mon diplôme malgré tout.

Et surtout la découverte du téléphone mobile!!

Je suis vieille j’ai connu ce temps où les téléphones mobiles n’existaient pas, et les cadrans ronds des téléphones fixes, mais pas le 22 à Asnières.

Mon tout premier téléphone était jaune avec une grande antenne sur le côté. Les appels étaient limités. Je dépassais mon forfait, me faisais engueuler. Et à part téléphoner et bien on ne faisait rien d’autres, les textos ne sont apparus que plus tard.

Aujourd’hui les mobiles et autres smartphone sont monnaie courante, mais à l’époque c’était révolutionnaire.

Très vite mes mobiles ont été multitâches : réveil, appareil photo, caméra, jeux vidéos, Internet, livres de recettes, cartes postales et cartes routières…

Plus il devenait multitâches, moins je parvenais à m’en détacher… C’est lui que je regarde en premier en me réveillant, le dernier que je regarde avant de m’endormir. Rapport au réveil matin.

C’est lui qui me montre le chemin, qui répond à mes questions « Google recette de cupcakes », qui me montre les nouvelles tendances.

Voilà j’étais devenue Nomophobe sans m’en rendre compte.

Mon Samsung devenu très vieux, très lent, Gérard m’a offert un nouveau smartphone à Noël dernier. Le top, l’incassable que lequel tu es censé pouvoir marcher, mais qui aime vivre sa vie et qui a préféré s’exploser sur le sol de la cuisine.

Aujourd’hui mon Samsung est encore plus vieux, il ne va même plus sur Internet. Retour aux bases. Dire qu’il ne sert à rien est un doux euphémisme.

Je suis nomophobe, je suis en manque.

11 comments for “Nomophobie

  1. 30 mars, 2015 at 18 h 40 min

    Moi aussi je suis un peu nomophobe … mais c’est juste parce qu’au bout de mon vieux Sony Ericsson rouge qui ne va même pas sur Internet, il y a Grand Mec N°2 😉
    Courage !

  2. Mme Statler
    30 mars, 2015 at 18 h 55 min

    Mais là tu es toute excusée

  3. Priscillia Josepha
    30 mars, 2015 at 22 h 57 min

    Tout d’abord, je tenais à te féliciter Monique pour cet article sur la nomophobie, d’ailleurs je pense l’être également un tout petit peu car je me reconnais dans le fait que le téléphone soit multitâches et je me doute que cela ne doit pas être évident de passer d’un smartphone, avec lequel il est possible de faire pas mal de choses à un mobile qui n’est plus de toute jeunesse, je comprends donc ce manque que tu ressens, un manque que pas mal de personnes ressentiraient je pense, si ces dernières se retrouveraient dans la même situation que toi car de nos jours, il n’est plus possible de faire sans étant donné l’utilisation qui en est faite donc, je ne peux te dire qu’une seule chose: courage!

  4. 31 mars, 2015 at 6 h 25 min

    Je dois être aussi vieille que toi 😉 mais complètement accroc à mon smartphone ^^

  5. 31 mars, 2015 at 7 h 39 min

    Alors moi (oui, on va parler de moi. Pour changer), j’ai vécu 1 an et demi sans téléphone du tout (et très bien). Plus tard, j’ai eu un portable qui me servait de répondeur. Maintenant j’ai un Smartphone grâce à une amie et bof bof bof. C’est juste pratique pour joindre Mle Commandante. Mais j’adore la fonction MMS ! 😉
    En revanche, j’ai plus de soucis d’addiction avec l’ordinateur et Internet directement…

  6. Mme Statler
    12 avril, 2015 at 19 h 43 min

    Mon smartphone me sert beaucoup pour aller sur Internet. Instagram, Twitter, je suis une grande fan.
    Les MMS j’adore!!!

  7. Mme Statler
    12 avril, 2015 at 19 h 43 min

    Tu comprends donc à quel point je le vis mal:-(

  8. Mme Statler
    12 avril, 2015 at 19 h 44 min

    Merci!
    Mais comment faisait on avant?

  9. Pingback: Gameuse - Monique

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