Sur la route

Mes grandes vacances ont enfin commencé. De vraie grandes, très grandes vacances m’attendent : sept semaines amplement méritées puisque je n’en ai quasiment pas pris durant l’année.

Pour bien commencer mes vacances je suis partie rejoindre mes pioux chez Mymum avec Yvette.

Et oh la la, que la route m’a semblé longue… Et sans musique, j’avais oublié mon enceinte

Je suis partie le ventre vide, mais avec un paquet de chips au cas où en me disant qu’un bon déjeuner m’attendrait chez Mymum. Comme j’avais super faim, normal il était midi passé, j’ai ouvert le paquet et en ai mangé. Un peu. Trop. J’étais un peu écoeurée.

170 km de petites routes. 170km de petites routes et à 80km/h. C’était très long.

Je respecte beaucoup les limitations de vitesse. Si c’est écrit 80 alors je roule à 80. Ce qu’on appelle la peur du gendarme sans doute. Peur que je n’ai partagé qu’avec moi-même ce jour-là à en croire tous ces dangers public au volant de leur auto. Et que je te double sur la bande blanche, et que je fais des queues de poisson. M’en fou d’abord! Moi je n’aurais pas de contravention. Ok j’avoue j’ai eu un peu les boules quand un camion m’a doublé. Et puis j’ai vu qu’il était belge et du coup je me suis dit que ce n’était rien parce que notre équipe de foot était en finale, elle!

80Km, c’est lent. Très lent. A un moment je me suis sérieusement demandé où j’étais. Où suis-je? Qui suis-je? Avais-je dépassé le village à la maison moche? Le village de ma grand-mère? Mais suis où là?

Et dire que j’allais devoir faire le chemin inverse pour rentrer à la maison. J’ai l’espace d’un instant songé à rentrer en train. Et puis je me suis souvenue des prix du TGV Reims-Paris. Qui plus est la banque n’aurait pas accepté de me faire crédit. Les rémois savent.

J’ai fini le paquet de chips, j’ai cru que c’était l’heure du goûter, mais non, c’était juste la route qui était interminable. J’ai pu donner un prénom à tous les panneaux. Les arbres je n’ai pas réussi, finalement 80 c’est encore trop rapide. J’aurais presque pu me faire les ongles mains et pieds si je n’avais pas été la conductrice. Quoique, même en conduisant à cette allure j’aurais pu. Après tout, tout le monde utilise de nouveau son téléphone en roulant.

Dans quelques semaines nous partons tous les quatre en Dordogne, oui toujours pas les nationales. Je pense que je vais réussir à lire les Rougon-Macquart de Zola que je viens de télécharger sur la Kobo que Mysista et Mybro m’ont offert à Noël dernier. Dix tomes à l’aller et dix au retour, c’est jouable.

Je suis enfin arrivée chez Mymum, à l’heure à laquelle le repas était avalé et digéré depuis longtemps déjà, heureuse de retrouver mes pioux.

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